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Les meilleurs cupcakes de Paris : un cupcake au pays de la pĂątisserie

Paris est une ville difficile pour le cupcake, et c'est justement ce qui la rend intĂ©ressante. C'est la capitale mondiale de la pĂątisserie, un endroit qui a dĂ©jĂ  son propre petit gĂąteau rond parfait avec le macaron, et des siĂšcles de pĂątisserie derriĂšre chaque coin de rue. Le cupcake amĂ©ricain y est arrivĂ© en Ă©tranger, a connu un essor au dĂ©but des annĂ©es 2010, puis s'est largement essoufflĂ©, avec une vague de boutiques dĂ©diĂ©es au cupcake qui ont ouvert et fermĂ© en l'espace de quelques annĂ©es. Ce qui a survĂ©cu est un cupcake plus modeste, plus adaptĂ©, remodelĂ© pour le goĂ»t français. Les meilleurs cupcakes de Paris sont ceux qui ont cessĂ© d'essayer d'ĂȘtre amĂ©ricains.

Voici donc un guide du cupcake en immigrĂ© au pays de la pĂątisserie. Qui a survĂ©cu Ă  l'effondrement, oĂč les trouver, et comment les Français ont discrĂštement reconstruit le cupcake en quelque chose de bien Ă  eux.

Le survivant

Berko est la boutique qui a survĂ©cu au boom. Ouverte depuis 2003 dans le Marais, elle est passĂ©e d'un spĂ©cialiste du cupcake et du cheesecake Ă  une marque de pĂątisserie de style amĂ©ricain plus large, avec ses propres livres de recettes, et propose toujours une longue liste de parfums de cupcakes. Quand une catĂ©gorie connaĂźt un essor puis un effondrement, l'enseigne encore debout deux dĂ©cennies plus tard mĂ©rite d'ĂȘtre citĂ©e en premier, et Ă  Paris, c'est Berko.

Sa longĂ©vitĂ© est instructive. Les boutiques exclusivement dĂ©diĂ©es au cupcake ouvertes pendant l'engouement, des noms comme Synie's, ChloĂ© S et Miss Cupcake, ont pour la plupart fermĂ© entre 2013 et 2015 environ, victimes d'une tendance qui a refluĂ© aussi vite qu'elle Ă©tait arrivĂ©e. Berko a survĂ©cu en devenant plus qu'une boutique de cupcakes, une pĂątisserie amĂ©ricaine polyvalente, ce qui s'avĂšre ĂȘtre une idĂ©e plus durable Ă  Paris que la boutique mono-produit.

La deuxiĂšme vague

La scÚne actuelle est composée d'un mélange d'adresses plus anciennes et plus récentes, la plupart traitant le cupcake comme un article parmi d'autres dans un menu de style américain ou de desserts plus large, plutÎt que comme l'unique activité. Sandy's Cupcakes, dans le 11e, existe depuis 2012. Sugarplum Cake Shop, dans le 5e, est un café accueillant pour les anglophones, connu pour son cheesecake et son carrot cake, avec des cupcakes en complément. Fifi la Praline, dans le 10e, vient d'un chocolatier qui a commencé par vendre à tricycle avant d'ouvrir une boutique.

La liste continue Ă  travers les arrondissements : À la VolĂ©e Ă  Batignolles, dans le 17e, Chez Bogato dans le Marais, qui propose aussi des ateliers de pĂątisserie, Besties Bakery dans le 9e, et Cloud Cakes dans le 2e, une boulangerie-cafĂ© entiĂšrement vĂ©gĂ©talienne. On note aussi une concentration notable de boutiques associĂ©es au cupcake dans le Marais, avec Berko et Chez Bogato parmi elles, mĂȘme s'il s'agit davantage d'un constat sur les adresses que d'un vĂ©ritable quartier officiel du cupcake.

Ce que les Français ont fait au cupcake

Le plus intéressant dans les cupcakes de Paris, c'est la maniÚre dont les survivants les ont adaptés. PlutÎt que de copier l'original américain, les pùtissiers français ont eu tendance à l'alléger : moins de sucre, un glaçage plus léger, et des parfums puisés dans la palette locale, rose, violette, jasmin, garnitures de confiture, à la place du red velvet américain, plus sucré et plus dense. C'est le cupcake filtré par une sensibilité de pùtissier, et c'est réellement différent de ce que la forme est ailleurs.

Cette adaptation raconte à elle seule toute l'histoire du cupcake à Paris. Dans une ville qui possédait déjà le macaron, le cupcake ne pouvait pas gagner en étant sucré et volumineux. Il devait se raffiner pour trouver sa place, et les versions qui y sont parvenues sont plus légÚres et plus florales que ce qu'un visiteur américain pourrait attendre. Commander en gardant cela à l'esprit, sans exiger un énorme cupcake américain croulant sous le glaçage, c'est ainsi que l'on trouve les bons ici.

Un cupcake dans une ville de macarons

Il vaut mieux ajuster ses attentes. Paris ne sera jamais une grande ville du cupcake comme elle l'est du macaron ou de l'Ă©clair ; le cupcake y est un invitĂ©, et un invitĂ© modeste. La couverture de la scĂšne du cupcake parisien se trouve surtout dans les blogs d'expatriĂ©s et de voyage plutĂŽt que dans la grande presse gastronomique, ce qui en dit dĂ©jĂ  long sur la place qu'occupe le cupcake dans l'estime de la ville. Ce n'est pas une critique ; c'est un contexte. Les cupcakes qui valent la peine d'ĂȘtre mangĂ©s Ă  Paris sont bons prĂ©cisĂ©ment parce qu'ils ont dĂ» s'adapter pour survivre en si rude compagnie.

Le plus sage est de considĂ©rer un cupcake parisien comme un petit plaisir plutĂŽt qu'un Ă©vĂ©nement, et de consacrer au moins autant d'attention Ă  la pĂątisserie propre Ă  la ville. Les meilleures boutiques de cupcakes d'ici vous diraient la mĂȘme chose.

Combien coûte un cupcake à Paris

Des prix fiables au cupcake sont difficiles Ă  Ă©tablir Ă  Paris. Chez Berko, un cupcake aurait Ă©tĂ© signalĂ© autour de deux euros cinquante, un chiffre indicatif raisonnable pour une boutique de passage, mĂȘme si les prix varient selon le parfum et l'enseigne et grimpent pour les crĂ©ations Ă©laborĂ©es. ConsidĂ©rez tout chiffre que vous lisez comme approximatif et vĂ©rifiez au comptoir ; la fourchette dans les meilleures boutiques se situe gĂ©nĂ©ralement entre un et deux euros et demi pour un cupcake standard.

Quel que soit le chiffre exact, une habitude rĂ©guliĂšre finit par peser, et c'est exactement Ă  cela que sert CupcakePass : 29,99 $ par mois pour 40 % de rĂ©duction dans n'importe quelle pĂątisserie (environ 0,99 $ par jour). Dans une ville oĂč les options sucrĂ©es sont infinies et oĂč le bon cupcake est un plaisir modeste et dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi, une rĂ©duction de 40 % rend la tentation facile Ă  s'accorder. Pour voir comment cela fonctionne Ă  Paris, commencez ici.

Questions fréquentes

Quelle boutique de cupcakes a survécu au boom et à l'effondrement parisiens ?

Berko, ouverte depuis 2003 dans le Marais, est clairement la survivante. Elle est passée d'un spécialiste du cupcake et du cheesecake à une pùtisserie de style américain plus large, avec ses propres livres de recettes. Les boutiques exclusivement dédiées au cupcake ouvertes pendant l'engouement du début des années 2010, comme Synie's, Chloé S et Miss Cupcake, ont pour la plupart fermé entre 2013 et 2015 environ.

En quoi les cupcakes parisiens diffÚrent-ils des américains ?

Les survivants ont adapté le cupcake au goût français, avec généralement un glaçage plus léger, moins de sucre, et des parfums puisés dans la palette locale comme la rose, la violette et le jasmin, ou des garnitures de confiture, plutÎt que le style américain, plus sucré et plus dense. Au pays du macaron, le cupcake a dû se raffiner pour trouver sa place, attendez-vous donc à quelque chose de plus léger que l'original américain.

OĂč trouver des cupcakes Ă  Paris aujourd'hui ?

Berko, dans le Marais, est la rĂ©fĂ©rence principale. Autour, Sandy's Cupcakes dans le 11e, Sugarplum Cake Shop dans le 5e, Fifi la Praline dans le 10e, À la VolĂ©e dans le 17e, Chez Bogato dans le Marais, Besties Bakery dans le 9e, et la vĂ©gĂ©talienne Cloud Cakes dans le 2e complĂštent la scĂšne, la plupart du temps dans le cadre de menus de desserts plus larges plutĂŽt que comme boutiques exclusivement dĂ©diĂ©es au cupcake.

Combien coûte un cupcake à Paris ?

Des prix fiables sont difficiles à établir, mais un cupcake chez Berko aurait été signalé autour de deux euros cinquante, un chiffre indicatif raisonnable pour une boutique de passage. Les prix varient selon le parfum et l'enseigne et grimpent pour les créations élaborées, il vaut donc mieux vérifier au comptoir ; les meilleures boutiques se situent généralement entre un et deux euros et demi pour un cupcake standard.

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